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Fishing trip au Maroc

Fishing trip au Maroc

Memel
10 sept. 2022

Tel un rituel, je m’envole cette année au Maroc. Reconnecter avec mes racines et ce pays qui m’est très cher.

Nous sommes le jeudi 14 juillet, après avoir préparé la veille nos float tube et nos affaires de pêche nous prenons la route mon petit frère Mounir et moi. Mounir est mon acolyte de pêche, je suis heureux de le compter comme mon binôme ! Du haut de ses 15 ans, il est déjà bien expérimenté dans la pêche. Il maîtrise plusieurs techniques de pêche au carnassier.

Bref nous prenons la route ce matin-là depuis Nador jusqu’à Rabat où nous rejoindrons Abdellah avec qui j’ai échangé sur les réseaux afin de nous guider dans la recherche du fameux Black-Bass marocain.

Dès les premières heures de route, nous nous faisons déjà arrêter par la gendarmerie royale pour un excès de vitesse… Le voyage commence bien, 150 dirhams de contravention et nous reprenons la route désormais sur l’autoroute. Je précise que les contrôles de police sont nombreux au Maroc et qu’ils ne loupent personne (avis aux nouveaux arrivants).

Il fait très chaud, notre voiture n’a pas la clim et nous commençons à sentir que la route ne sera pas facile. Au moment de traverser Fes et Meknes, la chaleur est à son comble ! On mesure 47 degrés.

Après 6h de route, nous arrivons enfin à Rabat, la capitale du royaume !


On arrive tout de suite à voir le contraste avec les autres villes du pays. Ici il y a du gazon et beaucoup d'arbres différents, on voit des travailleurs arroser les pelouses toute la journée et les routes sont bien entretenues. Abdellah nous a envoyé la localisation de sa maison, nous nous dirigeons donc chez lui.

Première impression: c'est un grand homme souriant et accueillant ! Il nous demande si on a besoin de manger et nous répondons directement qu’on veut manger un Macdo ! On se dirige donc au Macdo sans attendre. Une fois assis, il commence à ouvrir son sac à dos et sort deux pinces et du fil de fer bien spécial. Il commence à nous montrer comment il fabrique ses agrafes hand made et incroyable, en l’espace de 5min il nous aura fait 4 agrafes différente avec une facilitée d’exécution incroyable !


Dès les premières conversations, nous comprenons que c’est un addict de la pêche autant que nous, le feeling passe bien, on rigole, le séjour s’annonce incroyable.

Après avoir terminé de manger, Abdellah nous propose de nous faire visiter la Médina de Rabat. On se faufile à travers ces ruelles pleines de vie et de couleurs. De l’artisanat des tissus au restaurant proposant des spécialités du pays.


Nous nous arrêtons dans un magasin de pêche qu’il fréquentait souvent dans son enfance avec son père. Surprise, nous trouvons des leurres vintages de chez Rapala, Duo à des prix plus que attractifs nous en ressortons heureux !


Nous nous dirigeons maintenant au magasin de son grand ami Moulay Driss, il a un magasin sur la côte face à l’Atlantique qu’il a nommé « PROSHOP Catch and release ». Une vraie petite caverne d’Ali baba, avec toutes les références nécessaires pour les eaux marocaines et des très bonnes références !

Nous rencontrons donc Moulay Driss qui nous accueillera chaleureusement dans son magasin et nous orientera sur l’aspect pêche au Maroc. C’est un grand fan du BIG GAME. Lui ne rigole pas, avec Abdellah ils traquent le Marlin bleu et autres gros poissons migrants sur la côte marocaine tél que le thon rouge, la liche, tassergal, marlin blanc et marlin bleu.

Nous sortons de son magasin avec plein d'étoiles dans les yeux et surtout beaucoup d’adrénaline car Abdellah nous a organisé en express un coup du soir au Bass non loin.

Excités, nous préparons une canne chacun et rejoignons la barque traditionnelle qui nous attendait au lac.

Sans perdre de temps, ils nous guident à travers ces eaux nouvelles et encore mystérieuses pour Mounir et moi-même.

Au bout de quelques lancers, Mounir qui avait monté un worm sur un texan 2/0 prend une touche et boom premier bass marocain pour mon petit frère !


Tellement heureux nous faisons une photo et le relâchons directement.

Peu de temps après le premier poisson, Mounir nous annonce un deuxième fish qui sera un peu plus gros que le premier. Ce petit diable vert lui fait un combat digne d’un black bass avec chandelles à répétition ! Il est au sec et c’est encore une fois l’euphorie sur le bateau.


Mounir nous aura mis 2 poissons dans les dents et nous en sortirons avec Abdellah avec des touches non concrétisées.

Le soleil se couche et il est temps de rentrer à l’hôtel, le voyage et la journée nous auront bien fatigué et le repos s’impose car demain nous partons pour de nouvelles aventures !


Nous sommes aujourd’hui le vendredi 15 juillet.

Après une bonne nuit de sommeil nous rejoignons Abdellah pour manger un petit déjeuner ensemble.


Il nous expliquera où se rendre en détail et organisera même nos nuits d’hôtel. Après le petit déjeuner nous nous rendrons dans une belle mosquée pour la prière du vendredi.

Après nous avoir préparé quelques agrafes en plus, nous laissons Abdellah à Rabat et prenons la route direction le Sud du pays. Nous sommes tristes qu’il ne vienne pas avec nous car nous nous entendions si bien ! Malheureusement le travail l’appelle…

Ça y est la voiture est prête, avec Mounir nous continuons notre périple, 7h de route nous attendent. Nous traversons des paysages magnifiques, entre désert et montagne. Nous finirons par longer la côte et arrivons à l’hôtel dans la région d’Agadir. Il est déjà tard et la route nous a fatigué. Après avoir préparé nos montages et les cannes pour le lendemain nous dormons vers 1h du matin.

On est le Samedi 16 juillet, nous nous réveillons à 4h45. Il fait encore nuit et le village est désert. Sur la route avant d’arriver au barrage, nous rencontrons un brouillard épais qui nous laisse à peine percevoir la route. Nous croiserons le chemin d’un lapin sauvage et suivons la route sinueuse bordée d’arganiers typique de la région ! Nous arrivons enfin au bord de ce fameux point donné par Abdellah.


En marche pour mettre à l’eau, je décide de commencer par un lancer du bord, dans un endroit qui me paraissait parfait ! Je monte un stick et je fais mon premier lancer et boom premier poisson en surface ! La suite s’annonce incroyable. Nous mettons à l’eau et commençons à pêcher. Je reste au leurre de surface car le lac est d’huile et j’avais déjà concrétisé avec un poisson. Mounir lui commence au Worm.

Les premières touches viennent rapidement mais nous ne comprenons pas pourquoi les poissons ne se piquent pas. Je décide de monter un drop shot avec une insta craw sur ma canne au cadre et là, les touches se concrétisent. Nous comprenons que ce sont des grosses perches soleils qui nous feintaient…


Nous évitons désormais de pêcher les premiers mètres de la bordure et commençons à sortir des petits bass.

Le chatterbait Iris Thrillseeker aura bien fonctionné !


Mounir, en pêchant une pointe d’herbiers au worm annonce un poisson plus lourd que les autres : premier poisson de 45 + au sec qui fait bien plaisir.


De mon côté, je multiplie les petits bass au cadre et je m’amuse à ne plus savoir m’arrêter ! Je prends même un gros rotengle qui m’impressionnera par sa puissance !
Sous nos palmes, d’énormes poissons naviguant en banc la bouche grande ouverte, ce sont des carpes amour de plus de 20kg !

Début d’après-midi le vent commence à se lever et nous nous laissons dériver en pêchant un peu plus profond car le soleil est à son apothéose et la chaleur est écrasante.

Heureusement nous avons nos chapeaux de paille qui nous protègent beaucoup plus que nos simples casquettes. Nous passons maintenant avec des leurres pêchant un peu plus profond dans la couche d’eau et commençons à prendre des bass de plus en plus correct, nous sommes contents, nous avons déjà une trentaine de poissons chacun.

Le vent continue de forcer et je décide de passer sur un stick coulant. En visant les pointes d’herbier je prends une touche lourde en bout de lancer et j’annonce à Mounir un big fish.

Tout de suite le poisson fait une chandelle et voyons que c’est un monstre, je le combats minutieusement en prenant soin d’éviter qu’il fasse des chandelles. Après un combat de titan, j’arrive enfin à le tenir par la bouche et là c’est l’extase ! On tient un poisson incroyable que j’estime à presque à 60 cm …. Une fois au bord, nous le mesurons rapidement et la maille nous indique finalement un poisson faisant 55 ! Incroyable, mon premier Lunker marocain, je suis refait et commence la séance photo pour immortaliser ce poisson d’exception.


J’annonce à Mounir que ce n’est pas terminé et que nous prendrons d'autres jolis poissons ! Nous continuons à lancer sans arrêt et les touches s’enchaînent toujours autant, nous faisons une petite pause sur une île pour pêcher du bord.

En repartant, Mounir fait un poisson et se prend un hameçon dans le doigt assez profondément, je le rejoins vite car le poisson est toujours accroché, il hurle de douleur….

Je décroche le poisson qui était vraiment correct et m’occupe ensuite de Mounir. L’hameçon n’est pas ressorti, il est planté à la verticale dans son doigt et l’ardillon empêche de le faire sortir. Je réfléchis à plusieurs options… nous sommes loin du premier hôpital et je dois m’assurer de ne pas toucher de nerfs premièrement je me dis qu’il faut ressortir l’hameçon pour écraser l’ardillon et ressortir l’hameçon sans tout arracher mais cela s’avère beaucoup trop douloureux pour Mounir. Le moindre geste le fait hurler de douleur. Après plusieurs minutes de réflexion et essayant de garder Mounir calme, je lui dis qu’il faut absolument qu’on enlève l’hameçon rapidement même si c’est douloureux… alors je lui mets mon tour de coup dans la bouche pour qu’il sert les dents dessus et tiens la hampe de l’hameçon avec ma pince. Puis le laisse gérer l’arrachage de l’hameçon ! Il aura été courageux et aura forcé comme un fou pour extraire l’hameçon. Enfin il est libéré de ce maudit triple. Le sang coule et lui demande de garder son doigt dans l’eau pour stopper l’hémorragie. Nous reprenons nos float-tube pour rentrer et soigner sa plaie rapidement.

Le vent est fort et il est difficile d’avancer. Je décide de monter un gros spinner pour pêcher la pleine eau et les résultats tombent vite. Je sors un bass de 51 et Mounir un de 47.


Les touches commencent sérieusement et nous enchaînons plusieurs poissons de 40+

A un moment donné, Mounir prend une touche violente suivie d’une casse instantanée. Nous pensons que c’était une carpe amour malheureusement harponnée sans faire exprès…



Nous terminons la journée avec une centaine de poissons confondant les petits et les gros mais nous retiendrons les 55-51-47-45-43-41.

Nous regagnons la voiture avant le coucher du soleil et prenons la route pour rejoindre l’hôtel.


D’ailleurs pour la première fois nous voyons les alentours de jours et remarquons que l’hôtel surplombe une magnifique bananeraie qui se trouve encaissé dans une vallée. Nous avons très faim et le maître de l’hôtel nous propose de manger dans leurs restaurants. Il était déjà tard et il leurs restait plus que du tajine de chèvre l’occasion de goûter ce plat pour la première fois.

Apparemment très apprécié d’habitude, nous n’étions pas hyper fan de la viande qui avait un goût assez prononcé, la sauce et le reste du tajine était succulent. Nous avons sûrement des goûts de petits gamins… Abdellah lui mange toutes les chèvres quand il est là-bas.

Nous montons dans notre chambre pour se débarbouiller et nous filons vite au lit sous la fatigue et surtout nous devons garder des forces pour le lendemain.

On se réveille, ce Dimanche 17 juillet vers 8h car nous avions vraiment besoin de dormir un peu plus. La veille on n’avait même pas pris de petit déjeuner mais cette fois-ci, nous avons profité d’un petit déjeuner typique de la région avec du thé à la menthe, du pain frais fait maison, de l’huile d’olive, de l’huile d’argan, du miel ainsi que du Amlou, c’est une pâte liquide composée d’amande, de miel et d’huile d’argan ! C’est hyper bon on s’est régalés.

Pleins de force nous prenons la route direction le lac.

Le soleil a déjà bien chauffé, nous décidons pour cette deuxième journée de ne pas naviguer trop loin car la veille nous avions beaucoup palmé. Cette fois nous nous sommes concentrés sur les shallow durant la matinée où nous prendrons plusieurs pièces calibrées entre 20 et 35 cm.

Pour les shallow, le Iris Underdog JTD 8 cm aura bien fonctionné.


L’après-midi nous changeons de stratégie et nous nous dirigeons sur une île pour pêcher du bord.

Les résultats sont bien meilleurs, dès les premiers lancers nous faisons un doublé 45 et 40.

Par la suite nous enchaînons les poissons jusqu’à ce que Mounir touche un joli fish de 47 cm sur un worm qu’il aura vraiment kiffé pendant ce séjour ! Ça sera le plus gros de la journée.


Nous continuons à nous amuser avec plusieurs bass de taille modeste et finissons par regagner la voiture avec le coucher du soleil pour aller profiter un peu de l’océan et du coucher du soleil sur les dunes de sable de la région.

C’était le dernier jour sur ce lac de barrage et nous sommes très contents du résultat. Nous rentrons à l’hôtel pour se reposer et préparer nos affaires pour le lendemain.

Nous sommes le lundi 18 juillet, le réveil sonne à 7h. Nous prenons la route du retour direction Rabat retrouver Abdellah qui nous a bien manqué. Mounir dormira la plupart du temps sur le trajet, on avait pas beaucoup dormis et ce petit « batal » (héro en arabe) en pleine croissance avait fortement besoin de récupérer ses heures de sommeil.

Après de longues heures de route sous + de 40 degrés, nous arrivons à Rabat.

Le temps de s’installer à l’hôtel, nous trouvons un restaurant au bord de l’océan où nous attendions Abdellah pour le dîner.

Nous savions que le lendemain notre grand frère marocain nous avait programmé une sortie sur un petit barrage abritant de gros spécimens de black bass alors nous rentrons vite à l’hôtel pour dormir car le réveil était programmé pour 3h30 du matin.

Mardi 19 juillet, le réveil fait mal mais nous sommes motivés ! Comme dit si bien Abdellah, tout est possible avec l’adrénaline !

Nous allons chercher Abdellah chez lui, le temps de charger les affaires et nous sommes partis pour 2h30 de route. Nous espérons arriver pour les heures les plus fraîches de la journée.

Enfin arrivés sur le spot après s’être trompé de piste (il faut vraiment connaître les spots car ce n’est pas toujours facile de s’orienter). Nous gonflons les float tubes et hop les premiers lancés commencent.


On ressent vite que les poissons ne sont pas aussi chauds que prévu. Le niveau de l’eau est très très bas et on a du mal à faire des touches. Je fais un petit bass et la motivation repart, on veut vraiment toucher un gros de ce barrage car apparemment leurs morphologies est assez impressionnante !

A un moment donné, Mounir nous dit qu’il voit un serpent dans une faille de rocher. Nous nous rapprochons et constatons que c’est une grosse vipère en train de profiter des rayons du soleil qui frappent fort sur ce rocher.

Nous la laissons tranquille et nous continuons à chercher les Black qui se font timides ! Abdellah annonce enfin un poisson pris dans les herbiers avec un worm.

Le poisson ne se laisse pas faire, il est de taille modeste mais très costaud.


On est à la mi-journée et la chaleur nous pousse à sortir de l’eau et rentrer à la casa !

C’était une chouette matinée sur ce petit barrage, pas facile mais nous avons réussi finalement à faire quelques poissons.

Sur le chemin du retour, Abdellah et Mounir s’endorment dans la voiture ! C’est vrai que nous sommes réveillés depuis 3h30 et qu’il est déjà 15h.

Je m’endors au volant aussi et décide de m’arrêter dans un petit village pour manger, nous trouvons un restaurant et reprenons des forces pour le reste de la route.

Enfin arriver à Rabat, nous allons nous reposer quelques heures et ressortons pour faire un coup du soir rapide avec Abdellah, nous ferons un décroché avant que le soleil se couche.


C’est la dernière soirée avec Abdellah, Moulay Driss nous invite chez lui pour passer la soirée !

Nous passons la soirée à parler de nos expériences de pêche à chacun puis nous nous disons au revoir ! J’espère revenir vite pêcher le fameux marlin avec toi Moulay !

Son entreprise: PROSHOP catch and release Morocco


Mercredi 20 juillet,

Nous nous réveillons après une bonne nuit de sommeil.

Abdellah nous rejoint à l’hôtel pour le petit déjeuner et en profite pour nous faire encore quelques agrafes (le master de l’agrafe minute)

J’en profite aussi pour citer l’Instagram du grand Pêcheur Abdellah

N’hésitez pas à les contacter si vous êtes d’humeur à taquiner la pêche au Maroc.

 
                                                                                                                                                             Kamel. 

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