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BlogLes hommes préfèrent les grosses ....
Les hommes préfèrent les grosses ....

Les hommes préfèrent les grosses ....

Tahitifish
01 nov. 2021

Bonjour à tous !

 
Pour une fois je voulais vous montrer l'envers du décor et le coté caravane roots boat … Entre nous, les bass boat, c’est beau, ça va vite mais c’est pas forcément pratique quand il s’agit de transformer le bateau en remorque pour gérer les kilos de fringues des copains ! 
 

L’automne est une période que j’apprécie beaucoup. Le bait fish se rassemble, les gros carna commencent à faire du gras pour l’hivers, les feuilles des arbres commencent à dorer, les levés et coucher de soleil deviennent encore plus magnifiques… mais ça commence aussi à cailler et mon corps me le rappelle car au petit matin, il me dit qu’il ne faut pas sortir du lit ! Alors j’ai une pensée émue pour nos ancêtres comme l’homo erectus (une espèce qui avait la gaule) se gelant le matin au réveil quand il vivait proche de ces marais, pis je me met un grand coup de pied dans le c.. pour être on time ! 

Bizarrement ce matin j’ai un goût un peu amer … car nous sommes réellement menacés ! Je pense à certains courants écologistes intégristes qui visent à tout simplement interdire notre passion … oui, oui, pour ceux qui ne seraient pas au courant ce n’est pas une fiction. C’est bien la réalité de demain  à Rennes par exemple ou dans une moindre mesure actuellement  à Paris (pêche traditionnelle au vif interdite) et ce n’est que le début ! 

Aveux d’impuissance à faire quelque chose de vraiment utile pour la planète, n’arrivant pas à lutter contre les vrais problèmes comme les pollueurs industriels ou agricoles, la souffrance animale de masse, l’exploitation à outrance … ces courants se donnent-ils bonne conscience en luttant contre les pêcheurs ou bien les chasseurs ?

Ils oublient que nous aimons la nature au moins autant qu’eux et que nous y sommes probablement immergés bien plus souvent. Cela nous permet de comprendre, connaître et surveiller les écosystèmes qui nous procurent tant d’émotions. Vous saviez que la majorité des pollutions ou dérèglements halieutiques sont remontés aux autorités par les pêcheurs ? Ce n’est pas en nous empêchant d’aller bord de l’eau qu’il sauveront la nature mais le contraire.

Charge à chacun de se mobiliser et de développer ses arguments pour éduquer ces politiciens qui tentent de surfer sur la vague écologiste (dont je ne discute pas les fondements) quitte à renier nos valeurs, nos traditions et surtout laisser notre nature sans surveillance.

Et pourquoi pas, pour une fois, se rassembler autour de nos points communs entre pêcheur No Kill, pas No Kill, No Kill intégrale, … et même chausseurs, (leurs combats ayant commencé bien avant nous) plutôt que d’uniquement voir ce qui nous oppose. Seule, chaque minorité sera irrémédiablement ignorée, rassemblées nous aurons un poids pour agir positivement ! 


Maintenant place à l'action....

Nous en avons rêvé de ce week-end ! Que la route a été longue ! Heureusement Franck Ferrand est ! Arrivé au bord de l’eau, nous faisons une première bordure proche d’une fosse vertigineuse ! Le genre de fosse ou l’on imagine des Krakens sortir des profondeurs ! Philippe ici même, à vue un sandre monstrueux lui arracher son leurre. La tension est à son comble. Vous savez ces débuts de pêche, où vous êtes tellement dedans que vous ne prenez même pas le temps de vanner vos voisins ! Tant d’attente pour pas grands chose. Un brochet moyen vient cueillir mon nitro shad 120, mais rien de plus sur cette bordure alors nous partons faire une autre cassure…

Quand je commence ainsi une journée, je pêche en mode attrape tout ! C’est à dire que je prends le plus gros leurre qu’une perche puisse attraper et le plus petit qu’un brochet puisse accepter. L’avantage de cette subjectivité c’est que selon mon humeur, les perches sont parfois boulimiques et les brochets parfois anorexiques ! Bref ce matin, je continue avec un pulse shad en 11 cm. Mon objectif, avoir un shad qui vibre fort pour battre du terrain et trouver des poissons actifs.

 

Je touche un sandre du bout du bec, après un long arrêt sur le fond, puis un deuxième et un troisième avec cette animation. Phil et Thomas, font les mêmes actions lentes et apathiques et rentrent également des poissons. C’est vraiment l’animation qui sera la clef durant cette fin de matinée. Il est bientôt midi et les pikes sont sur off mais les sandres assez actifs sur des animations lentes et des pauses longues.

Évidement, arrive notre traversé du désert, on cherche des spots, on tourne mais c’est calme. Une expression revenait: « on a l’épuisette toute sèche ! ». C’est subjectif à souhait ! A défaut de faire du poisson, on s’essaye à la « poésie » !

C’est assez drôle de voir les interprétations qu’on peut faire des bateaux sur la zone dans ces moments là. Des trucs du style, "il n’y a pas de bateau, c’est que c’est dur !!!", ou "regardez les autres bateaux, là ils cherchent, ils sont forcément dans le dur...". Bref tout est bon pour se trouver des excuses.

 Pour l’après midi, nous décidons donc d’aller chercher des zones de courant pour voir s’il y a un peu plus d’activité. Nous attaquons une première pointe et Phil annonce un client ! C’est une magnifique perche de 47 cm qui monte au bateau. Elle a gobé un petit G-bump en coloris atomique chiken en 11cm. Malheureusement ça sera bien la seule perche de la pointe.

Nous essayons divers contre-courants et amorties, mais les sandres sont aux abonnés absents. Les rares touches que nous enregistrons sont faites sur des leurres de petites tailles, genre 8 cm. Nous faisons quelques poissons mais ce n’est pas facile. Enfin et surtout il est temps de rentrer. Quand on fait une perche de 47 cm, j'estime qu'il faut considérer la journée comme gagnée, sans compter les autres fish.

 
 Le deuxième jour est une traversée totale du désert (sauf que les déserts sont sec, et que là on se prend des litres de flotte), la météo nous forçant à pêcher des zones très petites, protégées du vent et de la pluie. On ne peut pas dire qu’on avait l’épuisette sèche, mais on ne peut pas dire qu’elle était mouillée comme on aime… A noter toutefois une activité de fou sur un plateau avec des petits poissons pile poil au plus fort de la tempête: une pêche dans 1 à 2 mètres d'eau avec des touches survenant à chaque fois au bateau ! A noter le big M est vraiment un super leurre de prospection dans ces conditions.
 Dans l'un des canaux reculés que nous pêchons pour nous protéger du vent, nous sommes tombés sur un leurre étrange, coincé sur un quai. Manifestement le pêcheur avait essayé de mettre toutes les chances de son côté… Cherchez pas, nous avons déposé le brevet !
 
 Le troisième jour se lève, je suis sympa je vous fais grâce de mes réflexions matinales. Mais je vous donne celle de Philippe « Avant hier les sandres étaient chauds, donc il faut chercher les sandres ». C’est une bonne idée, mais cette fois ci ce sont les brocs qui sont chauds comme des baraques à frites !

Après deux poissons, on change vite notre fusil d’épaule et on commence à balancer des parpaings !

 
 A ce sujet je voulais partager ce truc désagréable... Est-ce que vous aussi quand vous pêchez au bigbait, ça vous arrose ? Vous savez ces petites gouttes qu’on se prend sur la tête à chaque lancer. Là, nôtre spécialité, c’est de s’arroser mutuellement. On appelle ça des F..., (je ne peux pas l’écrire véritablement au cas où ma femme regarderait l’article). Mais si vous aussi, vous appelez ça comme ça, faites-moi un smiley sous l'article FB, je pourrais ainsi voir à quel point les lecteurs de Fish&Ship sont normaux…! J’en profite pour vous donner le leurre qui fait les meilleurs F… : nous avons nominé le Murias Mouse, on en a pour son argent !

Bref autant vous dire que pêcher est aussi intéressant qu’arroser son voisin. On n’est vraiment pas des bons pêcheurs au bigbait… (on est surement pas des bons pêcheurs tout court !) Sauf Phil. Lui jette son leurre de façon imperturbable, avec entre deux poissons le plaisir d’une cigarette. Vous savez, certains on la fameuse cigarette après l’amour. Lui c’est la cigarette après le métré....

 

Quand on parle du loup...

 on en voit la queue...

Philippe balance des steaks depuis le matin, et nous c'est vrai qu'on est redescendu en taille et on fait des petits brocs… mais lui forcément beaucoup moins. Ça tombe bien, le premier métré monte à bord grâce à Philipe. C’est un poisson de 102 cm pile (photo si dessus) ! Le brochet a tapé sur un Eastfield. Le premier métré d’un voyage est toujours un grand moment ! Pour vous donner un exemple depuis qu’on pêche tous les trois, on a un ratio d’environ soixante pour-cent de réussite sur les poissons métrés ! Si l'un de nous en fait, c'est validé. Le soir, on va tomber sur un petit moment d'activité avec un dunkle 7 pouces carrément gobé.

 

Et d'autres beaux poissons !

 Le quatrième et dernier jour est arrivé ! On a juste une matinée ! Nous décidons d'explorer de nouvelles zones. La soirée a été rude et je laisse Thomas s'en prendre plein la gueule... la dure réalité des barres franches.
 

 Nous faisons de beaux poissons sur un digue immergée, mais ça ne dure pas. Nous partons chercher de nouveaux spots

 
 

Nous essayons de nombreux spots, mais plus une seule touche ! Autant vous dire que l'épuisette est complètement sèche ! L’épuisette de l’archi duchesse est-elle sèche ou archi sèche ? NON ? ça le fait pas …

On tourne, on vide nos boites ! On imagine des trucs improbables. On fait des conneries, comme ce dunkle que j'ai releasé dans le lac… J’appelle ça des offrandes…


Alors on décide pour la dernière heure de faire 30 min de navigation pour retourner sur le spot ou le prince Philippe avait fait son métré hier ! Arrivé sur place, le vent est bien soutenu et les vagues rendent la pêche compliquée.

Philippe lance son leurre fox rage replicant woble 23 cm, le leurre a peine le temps de commencer à couler que Phil prend un arrêt net ! Il annonce tout de suite la couleur ! C’est une grosse !!! (pas d’ode à la femme ici, simplement que les gros brochets sont des femelles, les mâles ne dépassant que très rarement 90) et l'épuisette ne demande qu'à se mouiller….

 
 C'est donc une magnifique brochette (écriture inclusive oblige) de 110 cm. Comme dans les jeux vidéos, on finit avec le boss final ! Vous pouvez enfin comprendre le titre de l’article.

Je vous passe les cris de joies et les tapes dans le dos ! Évidemment, Thomas et moi tentons de multiples lancés … on essaye, mais non, la grosse était pour Philippe.

Bref, il est temps de rentrer. Sur cette session, il aura vraiment fallu trouver les zones efficaces et tenir dessus ! Force est de constater une fois de plus l'adage, gros leurre, gros poissons ! Philippe aura peut-être fait un peu moins de touches que nous, mais bon pour deux brochets métrés, je signe tout de suite !


Sur ce, bon vent, bonne mer !