Pour cette journée je change de coéquipier, exit le barbu à la chevelure sauvage, j’hérite d’un grand niais en la personne de Michel Oueill (Mickaël Weill en Français). Il a réussi un putch la veille au soir en virant Matt du bateau pour prendre sa place, l’objectif 100 lui faisait de l’oeil!

Nous voilà donc partis pour une journée qui va fortement ressembler à la précédente à bien des égards. La météo est la même, 10h à thermostat 7, on est rosés à l’arête le soir. Le plus agréable étant pour être honnête les moments qui précèdent le lever de l’astre solaire, et ceux qui le suivent. Encore que cette fois, on a le droit à une prolongation grâce à un brouillard matinal très dense. La plupart du temps je n’aime pas le brouillard en pêche mais là il faut bien reconnaître que ça ne gêne pas. Les premiers poissons montent à bord, avec une paire d’invités surprise…

Invariablement les brocs sont positionnés sur les pointes, assez creux. On dirait qu’ils ont compris que de petits sandres y transitent!…

Alors qu’en journée le combo leurre clair/tête orange avait fait merveille la veille, il semble qu’une Eel head naturelle et un Slick Shad 11cm UV Arkansas soient vraiment efficaces dans le brouillard. Un peu à l’envers de la logique me direz-vous, mais c’est tout le jeu de la verticale de bouleverser les certitudes par un jeu de déductions et d’essais…

Michel entre dans le game…

Encore une fois la moyenne est très sympa, sans pour autant que l’on parvienne à isoler les postes où la taille moyenne est supérieure. Il faut prendre beaucoup pour mélanger des 70/80….

Le fourrage est quasi exclusivement composé de sandres de l’année, ce qui matche bien avec nos Slick 11cm…

Le sandre est en phase de colonisation, la pyramide est superbe puisque l’effort de pêche se concentre surtout sur les bass et les brocs. On plafonne clairement à 75/80 mais ça devrait évoluer vite…

L’équilibre va vite se trouver, surtout s’ils confondent les bébés sandre avec des leurres souples!

Le temps de cuisson est un peu amputé aujourd’hui mais bien présent quand même, ce qui ne semble pas freiner les ardeurs des sandres.

Il ne s’agit pas de croire pour autant qu’il suffit de descendre n’importe quoi n’importe où, et surtout à n’importe quelle vitesse. On aura un passage très intéressant l’après-midi en déclenchant des poissons moins profonds qui étaient jusqu’alors complètement fantomatiques, en jouant simplement sur la vitesse. Quand une vitesse de 0.9 à 1.2km/h était pêchante dans la profondeur identifiée comme la plus porteuse, on prendra des touches de poissons neufs dans 2m de moins en montant à 2.5km/h. Cela implique des ajustements au niveau du poids et du type de leurre mais la qualité de touche était vraiment supérieure. Les sandres trouvaient des conditions optimales dans 9/10m et c’est là qu’avait lieu l’essentiel de la pêche, mais ne rien prendre dans 6 ne voulait pas dire qu’il n’y avait pas de poissons, simplement que n’étant pas dans les conditions de prédation optimale ils étaient plutôt amorphes (attendant une lumière adéquate probablement). Une vitesse élevée a entraînée une agression à laquelle certains poissons ont réagit. Le fourrage de bébés sandre étant excédentaire ils occupent certainement une grosse partie de l’espace, à priori très près du fond. Il y a fort à parier que partout où il y a les proies il y a les prédateurs, qui mangent à tour de rôle en fonction de l’évolution des conditions de lumière. Je ne dis pas qu’ils ne sont pas mobiles pour autant, mais qu’on peut très bien avoir des sandres au repos dans un mètre d’eau en plein soleil, qui entreront en chasse quand ils auront l’avantage sur leurs proies. Il y avait juste un truc à trouver pour élargir la frange de profondeurs pêchantes…

Avec 38 poissons à midi (on ne démarrait jamais avant 9h/9h30) il y avait toutes raisons d’être confiant dans le fait que Michel et moi réussissions à faire mieux que la veille…

Et effectivement on dépassera assez facilement le score de 103 de la veille pour s’arrêter à 112 sur une super série de gros…A noter que la tête rouge est redevenue supérieure dans l’aprèm, comme la veille.

Un dernier broc en passant sur une pointe, on en aura pris que 2 mais les 2 sur des configurations strictement identiques, 91 et 94, tir groupé….

Et nous voilà en route pour l’assiette de jambon et le Brugal/Coca!

Le lendemain on tentera quelque chose de différent, c’est la dernière journée de pêche avant l’open de Lucio!