Je ne vais pas m’étendre sur la dernière journée au sandre avec Matt car le report va beaucoup ressembler aux précédents. Les détails peaufinés sur 3 ou 4j font plus ressembler la journée à de la cueillette. D’ailleurs nous avons pêché en linéaire jusqu’à midi pour essayer de trouver des bass mais rien de gros n’est monté à bord. Du coup l’après-midi on a pris une rafale de touches….

Des fonds de gueule…

Du rapide pas profond qui paie…

Des essais de taille de leurre, qui semblaient ajouter de la qualité aux touches sans pour autant tenir le rythme…

Le Slick Shad toujours roi malgré des dizaines d’essais…

Encore une fois la clé était dans le couple profondeur/vitesse en fonction du type de poste. La répétabilité d’une action est vraiment le pinacle de la verticale, c’est là que se font les schémas qu’ont se plaît tant à établir, tout en restant conscients qu’on est sur une matière mouvante puisque les changements aussi imperceptibles soient-ils sont constants (luminosité en particulier)…

Après ce gavage en règle on a consacré une petite journée à préparer le matos pour l’Open de Lucio, puisque c’est quand même pour ça qu’on est là. Entre la désinfection du bateau, le plein, la préparation des cannes et l’inscription c’est passé vite. Le lendemain matin nous sommes à pied d’oeuvre, sous des trombes d’eau. Le changement de climat est radical, sans que l’on sache si c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle! Les infos glanées auprès des copains sur place nous font converger sur un poste, mais il semble que tout le monde ait la même info! On part donc faire le tour des spots que l’on connait en amont. Pas grand chose de notable ne se passera dans des conditions atroces. Le vent ne fait que se renforcer et nous contraint au repli. Une saucisse se pend sur le chatter de Matt, et je réussis l’exploit de rater 4 touches en pélagique sur du leurre de 25cm. La pêche est dure, la pesée est déserte….

Matt rate aussi quelques aspirations sur son chatter côté berge, des poissons du même gabarit que celui qu’il a pris. Mon obstination en péla ne donne rien de plus et on fini honteusement avec un petit poisson de moins de 2kg.

C’en est fini de tout espoir pour faire un résultat mais nous avons quand même à coeur de corriger le tir le lendemain. Persuadés que la stratégie n’est pas débile, nous gardons le cap. Matt pêche lentement au « petit » shad pour racler les poissons calés tandis que j’essaie de rentrer du plus lourd en balançant des steaks vers le large. A ce jeu il se débrouille très bien et rentre vite un joli poisson au milieu, puis une saucisse, et enfin un moyen+, nous voilà avec 3 poissons, pas de quoi fanfaronner mais disons que l’honneur est sauf et que le quota de 4 semble soudain plus accessible. En début d’après-midi nous entamons une dérive en parallèle des bateaux des copains. Hasard heureux ou vraie science du cranking peu importe, mais les touches seront pour nous. Le jointed 23 se fait aspirer à qui mieux mieux et nous bouclons facilement le quota tout en virant les plus petits. Malheureusement c’est assez calibré autour de 80cm, mais plutôt que de chercher à reproduire la chose sur une zone qui abriterait des vrais gros on préfère se dire que sur le nombre on finira par rentrer un métré. Ce n’était pas si idiot car, hasard malheureux ou ferrage de chips peu importe, le 6kg s’est décroché….

On finit donc sur’ un score moyen (on a relâché un gros mal en point pour garder un moyen) d’un peu plus de 14kg.

C’est faible pour la Lucio mais on se rend vite compte que cette année, deux fois cette pauvre pêche suffisait à gagner. De quoi nourrir de vrais regrets! Avec un petit brochet à la première manche et un quota de moyens à la deuxième nous terminons à la douzième place sur 80 bateaux. On remettra un pesos l’année prochaine!!