Bonjour à tous

Aujourd’hui je vous propose trois sorties de pêche en un seul récit. La première juste au début de la crue, une deuxième en plein crue et une troisième en décrue. Embarquons donc pour 3 situations bien différentes.

Première session : Début de crue !

C’est la première de l’année! La seine a été basse jusqu’à maintenant et les débit comment enfin à monter. Le début c’est accéléré mais l’eau est encore claire et froide. Mécaniquement les blancs se regroupent donc sur les zones de calme. Avec un peu de chance les sandres seront derrière!

La pluie ne cesse pas de tomber depuis deux jours… vous savez ce crépitement ininterrompue sur la tôle de votre voiture qui vous incite a rester au chaud…surtout quand vous êtes comme moi une grosse feignasse qui a des sièges chauffants. Il faut se motiver et se dire qu’il n’y a pas de mauvaises conditions, il y a juste de mauvais équipements…entre nous avec une bonne salopette, une bonne veste de pluie et des bottes, la pluie n’est plus un problème.

Nous arrivons donc sur une première zone calme. Il y a 5 mètres de fond et l’eau est encore claire. Cela permet aux sandres d’être dans des profondeurs de chasses efficaces. C’est-à-dire qu’avec la turbidité de l’eau ils chassent de façon efficace , car en partie camouflé dans ces profondeurs.

Nous sommes au début du jours, donc j’utilise un coloris flashy, et mon choix se porte sur un keteich coloris chartreux. Je lance et laisse nager mon leurre dans le courant. J’aime avoir des leurres qui planent longtemps…Pour vous donner un ordre de grandeur, il m’arrive d’attendre 30 secondes entre deux coups de manivelles pour que mon leurre se repose sur le fond. J’imite parfaitement le poisson fourrage face au courant qui monte et descend à la recherche de nourriture.

Je n’aurais pas à attendre longtemps, car mon leurre n’a pas le temps de toucher le fond que je prends cette sacoche si typique du sandre . C’est un premier poisson de 50 cm qui rejoint le bateau. Suivi immédiatement d’un deuxième puis d’un troisième. D’une touche loupé , puis d’un quatrième, puis d’une touche loupée…Bref ca n’arrête plus! Boris est témoin , je dois prendre un coup de fil de ma chère et tendre épouse (qui adore m’appelez quand je pêche, je suis persuadé que vous connaissez). Et donc alors que d’une main je téléphone, de l’autre mon leurre plane doucement dans le courant! Evidement c’est a ce moment que la touche survient. D’un main je ferre , et passe la canne a Boris qui gentiment assure le « retrieve » que je puisse finir mon coup de fil.

Vous l’aurez compris, nous sommes dans le moment de grâce du début de crue et vraiment il n’y a pas besoin de se prendre la tête, ca tape un peu surtout et il n’y a pas de pattern identifié. Je prends donc une approche avec des leurre qui nage vite. J’utilise par exemple ripple avec 10 gramme  voir 15 gramme de TP. Avec la pluie les amorties sont bons mais les sorties d’eaux aussi, en particulier pour les silures. A noter un anecdote qui me laisser rêveur. Nous attaquons une sortie d’eau qui crache vraiment marron. Le spot classique du silure. Dès le premier passage je me fais atteler. Le combat commence et après 5 min je casse volontairement…. Je m’attendais à tomber sur du mucus sur la ligne mais absolument rien…j’ai comme la mauvaise impression d’avoir louper un gros brochet….

Bref, je n’ai qu’un seul regret devoir arrêter la pêche à Midi.

 

Deuxième session : Pendant la crue

Quatre cinq jours ont passé et l’eau est devenue bien marron. La visibilité est extrêmement faible. Le leurre disparait dans 15 cm de profondeur. On est dans la période des très gros poissons mais aussi à mon avis dans une période très complexes. Personnellement j’ai souvent du mal avec cette période pour deux raisons principales .

1° L’eau est montée et les blancs peuvent s’installer au cœur des arbres immergés et les sandres derrières sont difficilement accessible.

2° L’eau déverse beaucoup de feuilles et l’on passe sont temps à nettoyer son leurre

Qu’importe, on va pas attendre la décrue pour sortir. Notre plan est simple; très peu de visibilité, les sandres sont surement dans peu d’eau. Nous attaquons les bordures le matin en linéaire dans les zones ou nous avons identifiés des blancs. Danes les zones encombrés je ne pêche pas texan (car je trouve que la bouche des sandres se piquent pas super bien en texan) mais avec un petit jig de chez daiwa le cover jig et un shad derrière qui brasse fort comme le zander pro shad.

Nos attaquons donc les bordures et le moins qu’on puisse dire…. c’est qu’il faut se battre. La moyenne des poissons est plus belles mais il faut louper la touche. En gros sur 4 sorties en pleine crue, à 3 par bateau, nous ferons 1 bredouille et pour les autres une moyenne de 3 poissons (Silure inclus).

Nous avons tout de même remarqué que nous prenions plus les sandres sur le coup du matin, dans peu d’eau, en linéaire avec des coloris flashy et contrasté. Ci joint des exemples des couleurs qui ont bien marché aussi bien sur nos leurres finess ou shad en linéaire ou vertical.

Bref nous avons beau chercher des zones d’eaux claires, ce fut vraiment des moments difficiles pour nous. Cela n’a pas empêché les poissons de mordre. Les réseaux ont d’ailleurs vu beaucoup de sandre métrés; preuve que ces pêcheurs ont eu un réveillon très alcoolisé!

Troisième session: la décrue

Pour moi le moment de grâce arrive quand la seine rentre dans son lit et que l’eau s’éclaircie mais que le débit reste fort.

Ce matin les conditions sont parfaites, et je le sens bien. Nous commençons par une zone de calme, un plateau sur lequel les poissons viennent chasser. Assez rapidement je prends une touche in-ferrable sur pulse orange. 3 min plus tard sur le même leurre je sors un sandre de taille moyenne. Nous insistons sur la zone en linéaire sans plus de succès que cela. C’est vraiment très frustrant car les conditions sont parfaites.

Nous attaquons la dérive en verticale et descendons un peu plus bas le courant. J’attaque une zone en plein courant que je ne sens vraiment pas. Avec cette température d’eau et ces débits je fais cette zone vraiment pas acquis de conscience! Je ne suis pas Hitchcock et niveau suspens, je pense que vous imaginez bien la suite: je prends une superbe frappe sur mon nouveau Sick Vamper de chez berkley.

Nous insistons un peu et c’est un deuxième; plus un troisième poissons qui monte à bord. Bref sur une zone en plein courant c’est le festival de touches sur 10 m2..avec de très beaux poissons dont deux de 70 cm environs . et la évidement j’ai encore moins de temps qu’à l’habitude et je dois filer…

Le vivier ressemble à cela https://www.instagram.com/stories/highlights/17910268327553592/

Vraiment c’est un coup de chance, que je sois descendu autant dans le courant. Le sandre est vraiment un poisson de courant, l’été c’est certain, mais en plein hiver avec une eau 5 deg rèset des débits encore très fort je n’y aurai pas pensé.

Pour conclure

Le début et la fin de crue sont vraiment pour moi des périodes privilégiés pour trouver des concentrations de poissons. Durant la crue les poissons étaient un peu plus jolis mais très éparses!

Niveau leurre je dirais que dans une eau très maché les leurres avec une gomme un peu dur qui pulsaient fort, ont semblé être légèrement plus efficace. Dans l’ensemble le secret aura été de trouver des zones avec des vrais groupes de poisson actif. Avec le recul j’aurais peut être du être un peu plus mobile !

Sur les aspects lignes tout a été fait sur du 25/100, et en linéaire sur une tresse varivas en PE 1et en vertical en PE 0.6

Bons vents ! Bonnes Mers !