Bonjour à tous !

Nous sommes mi-octobre et ce matin-là, je n’ai eu aucun mal à me réveiller… ça sent la sortie de pêche un peu spéciale. Oui ! aujourd’hui Philippe et moi accueillons Gaël Even à bord, pour une session coaching sur mon bief de Seine. Il m’est arrivé l’année dernière une malédiction, un truc que je ne souhaite à personne… la douille en continue… C’est à ce moment que je me suis remis en question et que j’ai cherché un guide pour m’améliorer.  Je ne suis pas un pro, mais je ne suis pas non plus un débutant, je suis juste un pêcheur qui essaye d’avoir un regard critique sur sa façon d’appréhender sa passion. Au travers de cet article mon objectif est de vous montrer toutes les fois où j’étais enfermé dans un schéma mental et ou le coaching de Gaël m’a permis de mieux comprendre mon environnement et de toucher des poissons.

Nous commençons par une bordure abrupte ou le courant s’accélère. Sur ce post, Il y a 3 mètres d’eau, pas mal d’accros et on peut toucher du sandre et de la perche. Dans un souci de discrétion j’aborde ce poste à distance maximale de lancer.  Première erreur, en étant loin dans un post encombré on risque de s’accrocher beaucoup plus. « S’accrocher » égale, vibration, bruit, casse etc… rien de bon pour la pêche. Gaël nous approche donc beaucoup plus près, pour que nous fassions un linéaire oblique bien moins dangereux. Le post précis ne semble pas donner ce jour. Gaël me propose ne descendre de quelques mètres. Là, je lui dis que je n’ai jamais rien fait plus bas…et quelque mètre plus bas Gaël déclenche une perche dans les 30cm et tout le banc suivra. Quelques jours plus tard c’est un joli sandre et une jolie perche qui succomberont avec cette approche.

Deuxième spot nous arrivons sur un classique de Seine : la sortie d’eau! Nous commençons un peu amont et en linéaire, à méticuleusement peigner la berge en montant puis en descendant. N’ayant aucune touche nous décidons de faire exactement le même exercice en verticale. N’ayant toujours pas de touche concrète, Gaël propose de skipper nos leurres dans la sortie d’eau. Nous allons toucher 3 silures et en sortir deux en 10 minutes. Deux enseignements sur ce spot. Le premier ne pas se disperser, faire toute la dérive en linéaire plus en verticale et pas un peu des deux ; comme je le fais au petit bonheur la chance. Deuxième enseignement ; ne pas quitter la zone tant qu’on ne l’a pas exploité complètement. Il y a quasiment toujours du poisson sur les sorties d’eau, il faut parfois insister pour trouver le truc.

Avec une Seine basse et claire je propose de monter sur l’un des barrages du bief. Le coach nous explique qu’en effet dans ces conditions il y a deux approches possibles. Pêcher les barrages et les accélérations de courant ou même tenter la pleine Seine…Tout en nous expliquant cela Gaël monte un Deracoup en 3/8 oz et balance pleine Seine. Une, deux animations et c’est pendu… Gaël remonte un sandre dans les 45-50 cm.  Il refait un lancer et c’est un deuxième sandre calibré comme le premier qui monte au bateau…Il faudrait être C.. pour ne pas essayer. Philippe essaye avec une lame en 3/8oz de chez Berkley et après que Gaël lui ait donné la bonne amplitude de mouvement, les poissons montent à bord. Malgré des résultats plus qu’encourageant nous décidons de pêcher le barrage.

Sur le barrage j’emmène Gaël sur ma bordure préférée. Mais c’est le contre-courant de la rive opposée qui tente surtout notre guide. Nous sommes en verticale, moi sur un Keitech en Arkansas Shiner en 10 cm  et Gaël sur un V2IB 12cm en coloris blanc pailleté.  Dans le contre-courant notre extra-terrestre de service va nous trouver cote à cote un banc de perches et un banc de sandres. Dans le banc de sandres le coach se fait défoncer en verticale à chaque passage, en gros pour un poisson qu’on remonte Gaël en sort 3…et ça ne va pas aller en s’arrangeant quand notre guide se met à jongler entre le banc de perches et le banc de sandres. On passe sur le banc de perches, il les excite avec des petits jigs métalliques en 18 gr et quand ça se calme il se décale sur les sandres pour les faire en verticale. On jongle ainsi entre deux bancs ! Bienvenue dans le manège infernal où l’on ne compte plus les poissons.  Ce que je retiens de ce moment ; premièrement les zones de contre-courant à côté du courant principal semble être à privilégier à un courant linéaire. Deuxièmement je reste encore ébahi de la visualisation de Gaël, en quelques minutes il a compris et visualisé la position des poissons et a su tirer parti des deux bancs dans un balai où l’on était tantôt en verti tantôt en mode jigging rap….

Le jour commence à descendre, nous attaquons un deuxième barrage. Sur une zone marquée Gaël prend immédiatement une cartouche. Il identifie ça comme un « gros poisson »…Philipe et moi taxons aimablement un V2IB au Coach. Il y a comme une forme de tension dans l’air…ou dans l’eau ? On repasse méticuleusement sur la zone, une fois, deux fois ; et BIM !!!! c’est pendu. C’est lourd et ça garde le fond un moment. C’est un magnifique Sandre de 87 cm pour l’extra terrestre de service !

Poisson mesuré, photographié et remis à l’eau nous retournons sur le spot. Je prends une cartouche in-férrable et c’est Philipe qui se retrouve attelé ! Cette fois ci c’est juste un sandre de 81 cm qui monte au bateau…. Après avoir pris le premier gros je ne serais pas rester pensant que la zone était  séchée…

La journée se termine déjà…tant de choses vues et ressenties dans le positionnement du bateau ; dans les animations et dans les comportements des poissons….

Pour conclure j’ai apprécié être sorti de mes modèles, avoir été challengé sur mes postes et évidement toucher de beaux poissons. Maintenant il faut remettre en pratique et rester ouvert

A bientôt !