Que j’aime cette odeur d’herbe mouillée…

Cette fraiche odeur des matins d’été ou l’aire est un peu frais, mais ou l’on sait que dans quelques heure nous seront réchauffés par un soleil franc, le tout balayé par une légère brise thermique (qui on l’espère activera les fishs)

Nous glissons doucement vers une zone ou quelque années auparavant j’avais fait un gros brochet. C’est un dilemme compliqué pour le pêcheur qui doit sans cesse chercher de nouveau spot, tout en faisant du farming sur des spots qui ont déjà produit des beaux poissons. Je pêche avec Pro Shad en 18 coloris fire-tiger.  Nous pêchons entre 3 et 4 mètres d’eau, et le sondeur me montre un magnifique tapis d’herbier. Mon shad doit passer entre 30 cm et 1 mètre au dessus des herbiers. J’imagine parfaitement l’Esox tapis prêt à bondir !

Bref, je sais pas pourquoi mais je le sens bien! Ca me fait penser à cette interview de Kevin Van Dam qui disait que celui qui gagnait les compétitions n’était pas forcement le meilleur pêcheur, mais celui qui y croyait le plus!

J’y crois tellement que j’envoie un gros ferrage au moment ou je sens mon leurre se faire stopper en pleine eau. C’est vraiment un coup d’arrêt. Je suis sur une canne G-Loomis (re-builder Rodhouse) en 8-35 gr  armé avec un tatula et je vais douiller. La puissance du poisson est phénoménale, je me fais malmener. C’est vraiment rare d’avoir l’impression de subir, mais je ne sais pas combien de fois nous avons essayé de le mettre dans l’épuisette sans succès. A chaque fois le fish repartait pour un tour.

Enfin elle monte à bord! 1m 14 et à ce jour mon plus beau brochet !

J’ai du mal à m’en remettre, et resterait toute la matinée sur un petit nuage. Nous continuions à tourner dans la crique mais a part un sandre un peu charbonnier nous ne ferons rien.

Nous trouvons avec le sondeur une belle boule de blanc avec deux trois échos sympathiques ! Les nouveaux écrans  des sondeurs sont vraiment un bonheur pour ceux qui portent comme moi des polarisantes.

C’est un joli banc de perche qui réponds présent et nous enchainons quelques poissons. Nous avons du mal à nous repositionner, bref nous commençons à nous disperser, linéaire, big bait, vertical, pêche dans le vent… bref il est temps de faire une pause pour reprendre du bon pied!

Bon sur ceux coup là je dois avouer que j’ai un peu tiré sur la corde…

Bref après une pause un peu trop longue nous décidons d’attaquer un plateau que nous avions repéré lors d’une ancienne sortie; Thomas et Phillipe sont en linaire entre les boules d’herbiers avec chacun un G-Bunp coloris atomik chicken.

Je comprends vite mais il faut m’expliquer longtemps ! Phil et Tomas me sortent plusieurs grosses perches.  L’orange semble vraiment bien marché tout d’un coup. Le temps de trouver un pusle shad orange je n’aurais plus que les miettes avec des petits sandres !

Les poissons sont mordeurs et nous faisons des touches entre 1 et 4 mètre de profondeur, avec vraiment des piques d’activité ultra marqué. A un moment en l’espace de 7 min, je fais suivre un brochet métré au bateau, Thomas fait suivre un gros sandre et Philipe nous sort un jolie brochet.

Il y a vraiment du poisson actif, mais dans des fenêtres de temps et avec des leurres bien identifiés. On ressent vraiment les pics d’activités et les traversées du désert!

Phillipe aperçoit en surface un poisson qui croise, de loin on pourrait penser à une carpe. Sur un malentendu, Phillipe balance son swim, l’ombre fond sur le swimbait et l’engame. C’est au bateau que nous réalisons qu’il s’agit d’in magnifique Aspe de plus de 80 cm.

Nous finissons cette bonne journée avec cet aspe pris au gros swimbait…

Dans la voiture sur le retour nous essayons de faire le point et de tirer des enseignements de cette belle journée.

Premier point, toutes les zones avec des herbes filamenteuses ou des herbiers qui se coinçaient dans nos leurres nous avons pas fait de poisson. Impossible de dire si ce sont des zones vides ou des zones que nous qualifions d’impechable.  Nous avons fait des poissons dans des zones propres… des tapis d’herbiers régulier et compacte ou nos leurres pouvait évoluer. Nous essaierons à l’avenir de moins perdre de temps dans ces zones sales (Ce qui me pose un problème, car ces zones doivent avoir une pression de pêche moins marquées)

Ensuite les pics d’activités: certains furent vraiment flagrants. Il semble qu’assez souvent ces pics d’activités dans peu d’eau étaient couplés avec le passage d’un nuage et donc une baisse de la luminosité.

Enfin bien que l’eau n’est pas été très sale, je reste surpris des résultats que nous avons eu avec des leurres oranges.

Sur ceux  : Bons Vents ; Bonnes Mers