Bonjour à toutes et à tous, je me présente brièvement, Tom Morand, 18 ans, grand passionné de pêche des carnassiers au leurre depuis toujours. Mon terrain de jeu est le département des Landes et plus particulièrement les grands lacs landais du Sud-Ouest.                                                         Je tiens également un compte Instagram sur lequel je suis très actif, donc n’hésitez pas à me suivre : fishing_tom40

 

J’espère que la dernière semaine de pêche avant la fermeture s’est bien passée pour vous, pour ma part je vous emmène dans la mienne sur une traque du sandre qui se décompose en 4 demi-journées. Nous sommes le 23 Janvier, les Landes subissent de fortes intempéries et par conséquent les rivières prennent du volume, super, les sandres risquent de se réveiller..

 

Petit croquis du spot, je suis pêcheur pas dessinateur 🙂

Jour 1

On est samedi 23 Janvier, il est 15h et je me décide à aller sur un spot que je connais bien, un gros remous dans une petite rivière où les poissons sont toujours là mais ne mordent que lorsque la rivière est en crue.  J’arrive sur la zone il y a déjà deux pêcheurs au vif sur le « spot 1 », je m’installe sur le « spot 2 » qui à mon sens possède le meilleur angle pour maintenir mon leurre dans le courant. J’opte directement pour un shad teez de 9 cm official roach monté sur tête plombé football pour voir si les poissons sont actifs, ça ne manque pas, 1er lancé en bordure de courant, touche ! c’est un petit sandre, 2iéme lancé, sandre, 3iéme lancé, sandre. Parfait, j’ai trouvé la pêche mais je n’arrive toujours pas à déclencher les gros, je touche encore 3 petits poissons et les touches s’arrêtent, je passe sur un finesse, 1er lancé, poisson, mais c’est encore petit, je change encore de vibration sur un x- layer curly ayu, quelques lancés plus tard, poisson. La session se termine avec 8 sandres calibrés à 50 cm, et au coup du soir je touche 4 silures, qui se finalise par 3 casses et 1 au sec de 1.20m.

 

Jour 2

Malgré avoir trouvé la pêche la veille je suis un peu frustré de ne pas avoir touché de joli poisson, je me motive et retourne sur la rivière.               J’arrive au bord de l’eau, malheureusement il y’a des pêcheurs sur chacun des spots, dégouté je monte plus haut mais rien, je retourne sur le spot de départ et je vois les deux pêcheurs sur le « spot 1 » qui s’apprêtent à partir, je me précipite et discute un peu avec eux, ils sont dégoutés et n’ont pas eu la moindre touche, ils partent. Pas très confiant je m’installe derrière eux, le spot est compliqué à pêcher, le leurre racle le fond sur le plateau, le courant rabat le leurre sur la berge. J’opte pour le patern que j’avais trouvé, un leurre plutôt marron, en l’occurrence un one up shad 4’’ avec une tête football de 10 gr pour bien planner. Après quelques lancés je sens que je racle le haut fond devant moi, je fais tressauter rapidement mon leurre quand d’un coup je sens que mon leurre est bloqué, pas de touche, je ferre sans trop y croire et là je suis solidement pendu, le poisson est lourd et prend le courant, après 1 à 2 minutes de combat le poisson perce la surface c’est un vrai lingot d’or comme celui que je cherchais, c’est la délivrance, je l’ai eu.

C’est bon je suis piqué …

 

Jour 3

Après avoir prit ce poisson l’envie d’y retourner est si forte, j’arrive sur le spot le lendemain matin aux aurores pour être sûr d’avoir la bonne place (« poste 2 »), le jour se lève, le ciel est bleu et le gèle s’installe partout même dans mes anneaux, tout est blanc, cela annonce une journée bien froide. La place est libre je m’installe et j’essaye de prendre la température en mettant un leurre que j’affectionne tout particulièrement ; grosses vibrations et gros profil, un shad teez 9 sur une tête plombé football afin de faire planer le leurre au maximum. J’aborde le spot en prospectant les premiers mètres en lisière de courant, autant dire un spot de chasse de bon matin. Ma technique était de maintenir mon leurre en bordure de courant le plus longtemps sans qu’il ne touche le fond. Je répète alors cette opération sur plusieurs lancés, la canne est haute, le leurre plane parfaitement en statique quand tout à coup, gros coup de fusil dans la canne, gros ferrage appuyé, et là c’est du sérieux ça ne bouge pas puis deux gros coups de tête, c’est bien un sacré poisson je le sens. Les minutes sont longues mais le poisson finit par crever la surface, c’est un sacré babar, le leurre est au fond et le poisson est juste magnifique, ça valait le coup de se lever de bonne heure !!! Il est 8h20 je refais 2 autres petits poissons puis plus rien à 9 h, j’insiste quand même mais sans résultat, il est temps de rentrer… Mais je pense avoir compris le « truc », j’ai qu’une envie c’est d’y retourner.

Jour 4

Les obligations m’empêchent d’y aller la semaine, j’attends avec impatience le Week-end, je me motive est y retourne avec un pote le dimanche de la fermeture. On arrive au bord de l’eau il fait à peine jour, on est confiants car le niveau est bien remonté mais pas la moindre touche jusqu’à 11h, mon pote touche un premier petit poisson, peut être un pic d’activité ?  Je sors un leurre avec une vibration bien serrée, un gotam shad, plombé sur 10 gr toujours pour planer un maximum. Première touche de la matinée pour moi, c’est un petit mais ça met en confiance, quelques minutes plus tard mon leurre se balade au-dessus du fond tranquillement jusqu’à ce qu’une touche bien lourde me sanctionne net, c’est pendu et c’est assez lourd, j’annonce un joli fish, en effet il n’est pas énorme mais il est bien proportionné. Ce poisson conclura la session et même la saison.

C’est ainsi que se clôturera ma saison de pêche avec une nouvelle pêche découverte et l’une des plus passionnantes selon moi, celle du sandre en rivière où la lecture de l’eau et les petits détails peuvent faire toute la différence.