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BlogMille Sabor! C'est Top...water!
Mille Sabor! C'est Top...water!

Mille Sabor! C'est Top...water!

philippe
17 juil. 2026

En ce début juillet, l’idée principale de ce premier séjour sur le Sabor était de se faire plaisir avec du bass. Réveil à 4h00 du matin, sur l’eau dès 5h00... Mille milliards de mille sabords que cela fut génial ! Une semaine folle, nous en revenons les yeux rougis et les rétines imprégnées par les explosions en surface et les chandelles de diables verts en pleine forme.
Nous profiterons de notre passage à Torre de Moncorvo pour consacrer une courte journée à nos vampires préférés sur le Douro...Même si Francisco, le propriétaire du magasin Sabor Pesca, nous a pris pour des fous, vu la période de l’année et surtout en évoquant du linéaire. Nous déterminons cette session en fonction de la météo suivant la nébulosité annoncée, en gardant en tête que les journées nuageuses et/ou venteuses seront réservées au bass, pour du topwater (voir du chatterbait).

La mise à l’eau, située à la confluence du Sabor et du Douro, constitue un joli poste pour du linéaire avec un plateau bordant le chenal de navigation. La présence de poisson fourrage nous incite à effectuer nos premiers lancers... Leurres dans les coloris vert chartreux, un Easy Shiner 5’ ou un Slick Shad 13cm Hot Fish.
Avec Mathieu, sans se concerter nous pêchons tous les deux en linéaire décollé afin de tester l’activité matinale des sandres...sans succès. J’allège ma tête plombée pour une pêche plus lente et planante au ras du fond et la sanction ne se fait pas attendre, le Slick Shad est intercepté juste après le contact avec le fond.
Nos premiers sandres du Douro et en linéaire, malgré le scepticisme de Francisco, une belle émotion !


Les touches ralentissent et il nous faut rester dans le timing de la fraîcheur matinale. Nous descendons le fleuve...des paysages magnifiques dans cette vallée du Douro classée au patrimoine mondial de l’UNESCO pour une séance de verticale lourde au live avec le secret espoir de toucher un gros...




Avantage indéniable du live, nous parvenons rapidement à déterminer :
- les zones à cibler : les entrées/sorties de darses au niveaux des ponts ferroviaires sont les seuls waypoints avec des structures sur le fond où les sandres semblent s’intéresser au passage de nos leurres.
- le type de leurre : taille 18 ou 21 cm peu importe, mais pas en dessous, de la vibration sans excès (refus sur les finesses ou shad à gros paddle). Le Slick Shad Super Soft wakasagi sur Pelagic Head 60gr sort du lot sans aucune contestation possible : ce sera le seul à déclencher des touches de qualité, ferrables dans de bonnes conditions. Le Slick Finesse ou le Twinteez V-tail attisent la curiosité des sandres sans déclencher d’attaque et le Slick Legend les laisse indifférents.
On monte des poissons, bien combatifs, des 70+ et 75+.

A partir de 10h30, la luminosité augmente comme la température et le vent disparaît, la messe est dite. Petite pause à l’ombre pour déjeuner et fin du game. Une journée de coupure pour les bass, dans un décor majestueux avec une douzaine de jolis sandres...
Que demander de mieux pour une session découverte à cette période de l’année?
Retour à notre objectif principal : le diable vert. Romain nous donne les dernières recommandations avant le départ. Les bass montent volontiers en surface, plutôt en fin de journée, sinon texas dans les arbres immergés, des chatterbait, des Sakamata Shad #103 ou 127 ( pour le strolling ou en trailer). Romain nous connait, nous avons l’habitude de voyager légers😊... avec un coffre prêt à faire face à toutes les situations.
Comme évoqué en introduction, Romain nous propose de tester « la fraîcheur » matinale, en étant sur l’eau pour le lever du jour...
Premier jour, premier lancer sur le Sabor, à l’extérieur de la strike zone définie (un grand plateau) , histoire d’éviter le mauvais œil durant le séjour...le Chatterbeast 110 blanc disparait dans une aspiration discrète et me voilà pendu avec un bass de 40...Mmmmh, pas bon ! Finalement le Sabor va conjurer le mauvais présage, même si j’ai connu une journée difficile par mon obstination au top water et mon refus d’utiliser la technologie live.
Si les Showerblows 105 Bone et Neon Wakasagi ont fait le job, le Chatterbeast est sans aucune contestation THE stickbait du séjour.
Mention spéciale au coloris exclusif de la Gael box pour sa régularité et son attractivité sur les gros spécimens.
Alors, Monsieur Gael, s’il vous plaît, vous pouvez le mettre au catalogue:
le sourire du barbu morvandiau le faut bien ! 😉 et il ne sera pas le seul à être heureux !! 😊.
Si le stickbait domine la surface au début, le popper tire son épingle du jeu voir le surpasse en nombre de touches, surtout en fin de séjour.

Les 3dr de Yo-Zuri ainsi que le BT World Pop Flash de Shimano se font remarqués, mais il convient de mettre en avant un popper conseillé par Francisco: le Magnum Pop R de chez Rebel. Ce n’est pas le plus sexy, mais d’une efficacité redoutable pour un tarif raisonnable. A ce sujet, certains poppers dits « haut de gamme » au design digne de la haute couture se sont montrés d’une inefficacité redoutable, les bass devaient avoir du mal à avaler la pillule !

Dans tous les cas, une animation plutôt lente au stickbait avec des pauses (taille 110) ou deux/trois "pop" (popper taille 70) suivis d’une pause seront la clé du bonheur en surface qui représentera 80% de nos prises.
Ce sera des séances mémorables avec des doublés qui animent le pont du bass boat, des suivis avec un troupeau de gros bass, des secondes de pause qui paraissent des heures avant de voir son leurre disparaître dans une discrète aspiration, des bass qui marsouinent par-dessus nos leurres, des leurres qui volent, des chandelles, des explosions en surface... Nous en avons pris plein les yeux, c’est toute la magie de la pêche de surface !
La plus belle action du séjour, se déroulera sur une pointe rocheuse où nous tombons sur une chasse d’un banc de bass : l’eau bouillonne, doublé au topwater , du damiki « en aveugle », des décroches pour au final 4 bass...mais il y avait largement de quoi faire un joli quota en 5 minutes.
L’autre technique qui a fait mouche, c’est le strolling ou damiki pratiqué par le pêcheur placé à l’avant lors de nos dérives en complément du powerfishing (en général ce sera Mathieu), avec un principe : on attaque au live des poissons vierges de toutes stimulations, les tentatives suite au passage d’un leurre de surface se soldant dans 90% des cas par l’indifférence ou la fuite.
Sincèrement, ce n’est pas ma came préférée, j’apprécie la « tranquillité » du pont arrière afin de profiter pleinement du paysage, plutôt que de l’écran. Mais il faut reconnaître que la technique de la bouteille d’Orangina (secouez-moi, secouez moi...) à petits coups de scion est diablement efficace et fera clairement la différence une journée. Efficacité accrue sur les groupes de bass suspendus où le rolling frénétique du leurre réveille facilement le réflexe de compétition alimentaire.
Attention, la technique n’est pas aussi simpliste qu’il peut y paraître. Il faut trouver la bonne fréquence d’animation puis maîtriser son augmentation à partir du déclenchement du suivi, le moindre à-coup est rédhibitoire. Enfin, la touche est assez particulière plutôt discrète avec un poisson qui file dans notre direction en aspirant le leurre.


Nous utiliserons des têtes plombées Keitech Tungsten Super Round en 7gr avec hameçon en 3/0. Le tungstène assure une bonne discrétion par son faible volume et l’œillet à 90° est parfaitement adapté au maintien du leurre dans une horizontalité parfaite.
Le Sakamata Shad, le leurre historique pour cette technique aux USA, en 4 ou 5’’ nous donnera satisfaction jusqu’au dernier jour où les refus s’enchainent. Ce fut l’occasion de tester le Super Fishroller 5’’ de Raid Japan conseillé la veille par Francisco, selon ses dires, le leurre en vogue pour la damiki sur le Sabor. Ses flancs plats assurent une nage plus serrée avec un superbe rolling, et effectivement le succès est immédiat dès le premier lancer.
Pourtant moins fragile que le Sakamata Shad , la seule pochette se vida rapidement. A son corps défendant, il fut confronté aux dents de quelques sandres.

Pour l’anecdote, le damiki avec des poissons suspendus autour des boules de fourrages peut réserver quelques surprises : le barbeau n’est pas indifférent à la présentation...tout comme les carpes d’ailleurs.
Par chance, nous avons eu droit à une journée venteuse. Après la classique séance de topwater, le vent forcit avec des vagues qui parviennent à troubler l’eau sur les bordures. C’est le signal du changement, nous passons a du powerfishing au chatterbait dans les zones d’arbres immergés.
Des Jack Hammer d’Evergreen, Evo de Z Man et Boomer de Gunki seront de la partie, avec comme base des palettes et jupes sombres.
Question trailer ?
Un Sakamata 5’’ #103 sur palette noire et jupe green pumkin est le conseil de Romain.
Après quelques poissons et quelques Sakamata plus tard...je ne trouve plus ma pochette de réserve de #103 et tente le coloris #127 : moins foncé et avec des paillettes plus grosses vs le 103 où elles sont très discrètes.
Dès les premiers suivis (des petits bass de 15/20cm), je remarque un changement de comportement. Les bass semblent plus prudents ou moins intéressés : ils ne sont plus au cul du trailer mais gardent systématiquement une certaine distance en évoluant 50/60 cm derrière le chatterbait. C’est sans doute le moment de changer son fusil d’épaule...
Personnellement, j’aime les trailer en harmonie avec la jupe et les Spunk Shad de Missile Baits ou de Hog Farmer constituent un must avec une queue de pintail sans résistance qui danse à la moindre animation. De plus, la gamme des coloris est superbe et complémentaire entre les deux marques. Ainsi, Je monte un Z-Man Evo bruised green pumkin avec un Spunk Shad green pumkin en 4.5’’... pendu au 2ème lancer! 
Mathieu adoptera aussi ce Spunk Shad en trailer et nous aurons droit à une belle session au Chatterbait (Bladed Jig).
Les bass sont magnifiques sur le Sabor... Incroyable, nous croiserons deux bass boat en 5 jours, mais sur le fond, tant mieux.
La taille moyenne des captures est élevée à en perdre nos échelles de valeurs (les 40-45 sont vite classés en « petits », nous avions déjà connu ce syndrome à Cordoue) et nous pèserons deux poissons à plus de 2.4 kilos.
Un séjour topwater qui nous comble avec du quantitatif dans la qualité. 
Si vous souhaitez mieux comprendre ce que nous avons vécu sur le Sabor, je vous invite à regarder Way Point Le joyau du Portugal du Fishing Club. 
Un séjour feu d’artifice ! 
Merci à Romain pour son organisation, son dévouement et son sens de l’humain. C’est avec Sébastien, le duo de choc pour les séjours ibériques, avec à chaque fois de belles découvertes...pas facile à égaler... 😊 😉 😊